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Gérard de Nerval

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Gérard de Nerval ( )

Gérard Labrunie est l’un des plus grands poètes romantiques. Il naquit à Paris le 28 mai 1808, d’un père médecin militaire et d’une mère dont la famille s’était installée dans le Valois, une région où souvent il revint. À l’âge de vingt ans il traduisit avec succès le Faust de Goethe. Engagé dans les « Bandes Romantiques » il soutint Victor Hugo dans la Querelle d’Hernani et partagea les regrets des révolutionnaires parisiens qui, en 1830, avaient été dépossédés du fruit de leur action par une bourgeoisie désormais triomphante.

Il mène une vie de bohême, une vie généralement anecdotique, sans ordre et souvent méconnue mais son œuvre tient dans une vie recomposée qu’il organise et à laquelle il donne du sens. Pour subsister, il écrit des feuilletons dramatiques, des critiques de théâtre et collabore avec Alexandre Dumas. En 1838 il adopte le pseudonyme de Gérard de Nerval, du nom d’un petit clos valoisien. L’année suivante Léo Burckart, est créé au théâtre de la Porte-Saint-Martin. En 1842, après avoir connu quelques difficultés avec son âme, il fait un long séjour au Moyen-Orient, source d’inspiration de son Voyage en Orient. En 1848, la Révolution n’a pas son soutien. Il reprend ses voyages et se rend aux Pays-Bas, en Angleterre et en Allemagne. À partir de 1850, les Faux Saulniers sont diffusés dans Le National. Il redécouvre les paysages du Valois qui vont devenir décors et stimuli propres à recréer les moments d’une vie qu’il recompose. En 1853, sont publiés les Illuminés, La Bohême Galante, les Nuits d’Octobre, La Main Enchantée et les Petits châteaux de Bohême. Les crises psychiques se multiplient et pendant les périodes de rémission, il achève la rédaction de Sylvie, aussitôt publiée. Les Filles du Feu paraissent l’année suivante alors que Gérard commence la rédaction d’Aurélia.

L’été 1854, il est de nouveau en Allemagne. Quelques mois plus tard, Promenades et souvenirs paraissent dans la Revue de Paris. Le 24 janvier 1855 il écrit à sa tante : « Ne m’attends pas ce soir car la nuit sera noire et blanche.» Dans la nuit du 25 au 26 janvier 1855, Gérard de Nerval se pendait à une grille, dans la rue de la Vieille Lanterne, à Paris.

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