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L’Alouette, Une litanie picarde, Pierre Garnier

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Pierre Garnier, L’Alouette, Une litanie picarde

Editions Dumerchez, 2002

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Ce recueil de Pierre Garnier s’inscrit dans un cycle poétique commencé au milieu des années quatre-vingt du siècle dernier. Le recueil se divise en13 chapitres, dont il ne faut pas ignorer la symbolique du nombre. Il n’est question que de campagne, d’étendues d’eau et de terre dont les hommes tirent leur subsistance. Le poète en dresse la carte qui est ronde comme les cartes des premiers temps. Des forces contraires s’y opposent et se maintiennent depuis longtemps en équilibre, la vie et la mort. La fermière donne la mort à ses animaux tout comme le pêcheur aux poissons et l’enfant et le vieil homme pleurent malgré une fin inévitable. Le poète émet l’idée qu’il pourrait être un jour enterré à Saisseval en reconnaissant l’infini et l’éternité de l’espace du poème et du jardin, plongés dans le silence… il faut comprendre que la nature est poème et que les signes des croix et des cercles en grand nombre forment un paysage… tandis que la maison, le presbytère de Saisseval est une lanterne blanche illuminant la campagne. C’est le point d’observation, la tour qui répond aux tours détruites du château de Picquigny et qui crée un pays où l’on arrive jamais et qui n’est à personne : une Terra incognita. Chaque élément, telle l’eau de la Somme forme un arc de cercle qui rejoint l’horizon et retombe avec la pluie. La roue tourne, le ciel aussi, la terre aussi. Les mots se répètent, sont chauffés à blanc comme le fer entre le marteau et l’enclume. Pierre Garnier raconte son désir d’éternité, quoique l’histoire passe et que le soleil puisse être menteur en 93 et en juin 40 par opposition au cycle des saisons.

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